La Petite Bibliothèque de Sindbad

    Collection présentée par Farouk Mardam-Bey, directeur éditorial de Sindbad

    Consacrée pour l’essentiel à la poésie arabe, classique et contemporaine, “La Petite Bibliothèque de Sindbad” se propose d’offrir aux lecteurs français et francophones, dans des traductions soignées, ce que les Arabes ont longtemps considéré comme leur patrimoine littéraire le plus précieux.

    Des odes préislamiques aux méditations philosophiques de Ma‘arrî, des chansons bachiques d’Abû Nuwâs aux fulgurances mystiques de Hallâj, Ibn ‘Arabî ou Niffari, cette collection voudrait surtout illustrer la foisonnante diversité de ce patrimoine et son universalité.

    Les trois anthologies qui portent respectivement sur le thème de l’amour, de l’Irak abbasside et de l’Espagne musulmane permettent en outre de faire connaissance non seulement avec les noms consacrés par la tradition, mais aussi avec toute une foule de poètes mineurs qui se distinguent notamment par un langage d’une réjouissante fraîcheur.

    Figurent en parallèle les grandes voix de la modernité poétique, celles de Sayyâb, Adonis et Mahmoud Darwich, ainsi que quelques-uns des poètes les plus significatifs des vingt dernières années, tels que Abbas Beydoun et Wadih Saadeh, qui contribuent par leur écriture inventive à défricher la langue arabe elle-même.

    Les autres titres de la collection, qu’ils soient puisés dans l’ancien fonds de Sindbad ou nouvellement traduits, se répartissent entre poésie persane – représentée par des chefs-d’oeuvre de Ferdowsi, Omar Khayyâm et Hâfez Shirâzi – et textes arabes en prose choisis en raison de leur veine spirituelle, sapientiale ou merveilleuse. C’est dire combien ils ouvrent devant la “Petite Bibliothèque”, eux aussi, de très larges horizons.

     

     

    A paraître en janvier : Le Chant d'al-Andalus

    Une anthologie de la poésie arabe d'Espagne
    édition bilingue, traduite de l’arabe, présentée et annotée par Hoa Hoï Vuong et Patrick Mégarbané

     

    Pendant près de huit siècles – de la conquête omeyyade en 711 à la chute de Grenade en 1492 –, la poésie arabe s’épanouit de façon admirable sur le sol andalou. Elle développe avec aisance son caractère propre ; ses poèmes en strophes, relevés par des termes dialectaux, invitent au chant. Il est aujourd’hui difficile de contester son influence sur l’art des troubadours.

    La poésie andalouse nous toucherait ainsi de la façon la plus directe.

    Ce volume rassemble l’essentiel des chants d’al- Andalus. Les voix de quarante poètes, hommes ou femmes, princes ou gens du peuple, courtisans ou soufis, sont convoquées ; les différents genres poétiques sont déclinés à travers leur diversité régionale et leur évolution. Chaque période littéraire est précédée d’un résumé historique, et chaque poète d’une notice biographique et critique. A côté de nombreuses odes classiques (qasida), le recueil propose à part égale des pièces lyriques en strophes (muwashsha et zajal), qui constituent la marque distinctive de la poésie andalouse.

    Une attention particulière a été donnée à la restitution des différents mètres et rimes.

    Hoa Hoï Vuong est ancien élève de l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres.

    Patrick Mégarbané, d’origine syrienne, ancien élève de Polytechnique et de la Sorbonne, a travaillé et enseigné à Damas.

    Ils ont publié chez Actes Sud deux anthologies, Ors et saisons (2006) et Le Dîwân de Bagdad (2008), ainsi que Les Impératifs. Poèmes de l’ascèse, du poète al-Ma‘arrî (2009).


    Association du méjan

    Actes Sud newsletter

    Inscription à la newsletter :

    newsletter