Zone de Mathias Enard - PRIX DECEMBRE 2008
Par une nuit décisive un voyageur lourd de secrets prend le train pour
Rome, revisite son passé et convoque l'Histoire, dans un immense travelling
qui mêle bourreaux et victimes, héros et criminels des guerres de la
Méditerranée : une Iliade de notre temps.
Trajet, réminiscences, aiguillages, allers-retours dans les arcanes de la colère des
Dieux. Zeus, Athéna aux yeux pers et Arès le furieux guident la mémoire du passager
de la nuit, fils d'un Français qui a fait la guerre d'Algérie et d'une pianist d'origine croate. Adolescent doublement imprégné de patriotisme, puis d'extrêmedroitisme, il a prolongé son service militaire en sections spéciales et autres
commandos, puis s'est fiancé avec la très blanche Marianne. Mais la guerre d'indépendance
de Croatie, puis la Bosnie ont fait bouillir le sang qui coulait dans
ses veines.
Comme d'autres volontaires - Andrija surtout, dont il porte encore le deuil, et
Vlaho le débonnaire qui finira mutilé - il est allé accomplir sa part de carnage,
de viols, de cruautés (certaines scènes hantent encore ses insomnies). Saturé de
violence, il s'est fait oublier quelque temps dans la mortifère Venise (où Marianne
l'a rejoint et bientôt largué d'un féroce coup de pied dans les génitoires). Puis il
est rentré en France où il s'est montré peu bavard - avec son père, pourtant, il
aurait pu confronter quelques souvenirs d'interrogatoir es particuliers - s'est présenté
et a échoué aux concours du Quai d'Orsay, est entré dans un Service du
Renseignement où il a connu Stéphanie (deuxième amour, deuxième échec),
puis s'est vu attribuer une “ Zone”… en savoir plus »
ZONE a obtenu également le prix Cadmous, qui récompense une œuvre romanesque d’expression française dont l’action principale se déroule hors de France. Zone sera traduit en langue arabe.
Biographie
Mathias Enard est né à Niort en 1972. Il arrive à Paris pour étudier l'art contemporain et publie Travail de nuit, poèmes en lithographie en collaboration avec l'artiste-imprimeur Thomas Marin, imprimé chez Franck Bordas.
Par la suite, il commence à étudier l'arabe et le persan aux Langues O' et part accompagner un photographe dans un reportage sur la Croix- Rouge libanaise durant l'été 1991. Premier contact (très fort) non seulement avec le monde arabe, mais aussi, indirectement, avec les récits de guerre et les combattants. Il écrit encore des poèmes que Thomas Marin illustre et imprime, Parfois entre nous la mer, plaquette publiée aux Éditions du Zinc. En 1992, il part étudier le persan à l'université Shahid Behechti de Téhéran quelques mois, puis s'installe en Egypte et à Venise, grâce à des bourses d'études.
Lesdites études avancent : il publie une note sur Hâfez, rédige un mémoire sur Edouard-el-Kharrat et s'essaye à la traduction.
On lui offre la possibilité de passer une année à l'Institut français d'études arabes à Damas. Mathias Enard approfondit alors sa connaissance de la littérature arabe, sa poésie se transforme. Il rencontr e Jacques Réda et devient son guide à Palmyre. A Damas, il croise aussi Mahmoud Darwich et Nazih Abu Affash. Il écrit un autre mémoire sur le récit bref dans l'Iran classique, et s'installe pour deux ans dans un village de Syrie du Sud, Soueida, où il profite de l'hospitalité druze, comme coopérant.
Entre-temps il redécouvre le Liban et Beyrouth, où il entend quelques-uns des récits qui prendront place dans La Perfection du tir. Puis, après un passage à Tunis et un retour à Paris, il est nommé allocataire à l'Institut français de recherche en Iran en 1998.
A Téhéran, pour sa thèse, il traduit Ahmad Châmlou et Sayyâb et publie quelques notes dans Abstracta Iranica. Il rencontre des combattants de la guerr e Iran-Irak et commence la rédaction de La Perfection du tir. Il finit par s’installer à Barcelone, où il enseigne le français, puis la traduction, puis le persan. Il rejoint les revues espagnoles Lateral et Quimera, où il publie régulièrement interviews, articles critiques et nouvelles.
En 2003 paraît chez Actes Sud son premier roman, La Perfection du tir, qui lui vaudra le prix des cinq continents de la francophonie et le prix Edmée de La Rochefoucault, suivi, toujours chez Actes Sud, en février 2005 par Remonter l'Orénoque, dont la parution précède de quelques mois son départ comme pensionnaire à la Villa Médicis, à Rome. Durant son séjour paraît sa contribution à Rooms, anthologie de chambres d'hôtel dirigée par Olivier Rolin.
De retour de la Villa Médicis, Mathias Enard retrouve Barcelone et un poste de professeur d'arabe à l'université. En janvier 2007 paraît aux éditions Verticales Bréviaire des artificiers, bref essai burlesque sur le terrorisme illustré par Pierre Marquès.
Il est par ailleurs membre du comité de rédaction de la revue Inculte depuis sa création.
Découvrez les ouvrages de Mathias Enard parus chez Actes Sud »
Revue de presse
Jacques-Pierre Amette, Le Point
|
|
“Un écrivain est là.”
|
 |
Grégoire Leménager, Le Nouvel Observateur
|
|
“Il tient le cap des premiers mots jusqu’aux derniers.”
|
 |
François Busnel, L’Express
|
|
“Zone est le Styx de la littérature contemporaine (...), l'un des meilleurs livres de cette rentrée littéraire. Le plus ambitieux. Le plus exigeant. Le plus incontournable.”
“Zone est un roman ébouriffant. Il faut le lire !”
|
 |
Bernard Quiriny, Le Magazine Littéraire
|
|
“Il faut se laisser prendre par le rythme de cette fresque époustouflante… L’éblouissement est au bout du chemin.”
|
 |
Robert Solé, Le Monde
|
|
“Il nous donne un livre foisonnant, érudit, inventif, audacieux et déconcertant.”
|
 |
Patrick Grainville, Le Figaro
|
|
“C’est le boulot le plus overdosé, le plus écrasant de cette rentrée.”
|
 |
Joseph Macé-Scaron, Marianne
|
|
“Ce roman est l’œuvre d’un fou. Il faut être franchement allumé pour bâtir ainsi un projet littéraire en 24 chants qui joue avec l’idée d’un roman total.”
|
 |
Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles
|
|
“Une raison de croire qu’un autre roman français, gonflé, ambitieux et brillant est possible.”
|
 |
Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche
|
|
“On en parle beaucoup et on a raison. Zone est un des événements de la rentrée littéraire.”
|
 |
André Rollin, Le Canard enchaîné
|
|
“Une magistrale plongée dans l’Histoire.”
|
 |
Vincent Chanson, Chronic’art
|
|
“Mathias Enard signe le livre le plus ambitieux de cette rentrée.”
|
 |
Baptiste Liger, Lire
|
|
“Zone déroute autant qu’elle fascine.”
|
 |
Clara Dupont-Monod, Marianne
|
|
“C’est hypnotisant, fou, d’envergure…”
|
 |
|