Winfried Georg Maximilian Sebald
A l’occasion de la parution de son livre posthume Campo Santo, nous aimerions
rendre hommage à l’éminent écrivain de langue allemande W. G. Sebald, disparu
tragiquement en 2001, à seulement cinquante-sept ans.
Pour lui donner malgré
tout la parole, nous publions en même temps que Campo Santo un recueil de cinq
passionnants entretiens qu’il avait accordés aux Etats-Unis — rassemblés et présentés
par Lynne Sharon Schwartz sous le titre L’Archéologue de la mémoire.
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Campo Santo
Après la publication des Anneaux de Saturne, l’éminent écrivain de langue allemande W. G. Sebald (1944-2001) projeta d’écrire une histoire naturelle et culturelle de la Corse. Il choisit l’île française comme territoire emblématique de sa vision du monde, et comme point de départ d’une nouvelle pérégrination littéraire.
Les quatre récits corses que voici ont été extraits par l’auteur lui-même du manuscrit inachevé pour être publiés de manière isolée. Réunis ici, chacun d’entre eux nous enchante par une force d’évocation et une musicalité magistrales.
Quatorze essais, inédits en France, complètent le présent recueil. Grâce à la grande érudition de W. G. Sebald, chacun des sujets traités devient passionnant. Qu’elle évoque Piana, Ajaccio, les forêts sauvages du centre de la Corse, Nabokov, la musique, Peter Handke ou Jean Améry, la voix de Sebald est identifiable entre toutes.
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L'archéologue de la mémoire
Qui était W. G. Sebald ? La précieuse transcription de cinq longs entretients donnés aux Etats-Unis par l’écrivain, jointe ici à trois essais traitant de son œuvre, invite ses lecteurs et admirateurs à se laisser surprendre.
Entre les lignes, à travers des intonations et des traits d’humour auxquels on ne s’attendait pas, la grande passion de Sebald se révèle peu à peu – tout ce qui l’a fait souffrir, tout ce qui l’a imprégné au point qu’il ait offert sa vie à son art.
Entre érudition et autodérision – il se livre ici davantage que dans ses ouvres –, Sebald parle de son rapport à l’Allemagne, à la littérature mondiale, à la culture juive… et de sa façon si singulière d’appréhender les manifestations et les subterfuges de la mémoire.
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